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C’est une reconversion toute en douceur que l’on vous raconte aujourd’hui à travers le témoignage d’Aurore. En poste dans les Ressources Humaines pendant plus de 20 ans, cette maman de trois enfants a choisi de suivre son cœur et de s’autoriser un pari, celui de se reconvertir à 45 ans dans un univers qui lui était totalement étranger… mais qui pourrait bien s’avérer salutaire si elle réussit son pari. Pour ifocop, elle raconte.

Aurore, qui êtes-vous ?

Je suis une jeune consultante en immobilier fraîchement diplômée d’ifocop, puisque j’ai achevé ma formation en octobre 2021. Aujourd’hui à mon compte, par choix, je travaille en tant qu’agent commerciale pour l’agence au sein de laquelle j’ai effectué la totalité de ma période d’immersion professionnelle, dans le cadre de ma formation. Je suis mère de trois enfants, détentrice d’un Master en gestion des entreprises et administrations et j’ai derrière moi une longue et belle carrière en tant que Responsable des Ressources Humaines, essentiellement dans la logistique, le BTP et dans le transport de voyageurs     .

Il s’agit donc pour vous d’une reconversion.

J’emploierai même le terme de « changement de vie » car ça va bien au-delà d’une simple reconversion professionnelle. Pour moi, changer de métier, alors que « je m’étais construite », que j’étais installée dans mon poste et que je gagnais plutôt bien ma vie, n’a pas été un choix facile. Il y avait tellement de questions qui se bousculaient dans ma tête ! Je me disais : « Bon Aurore, ce besoin de changement, est-ce bien raisonnable ? Est-ce qu’il ne s’agirait pas d’un caprice ou d’une crise de la quarantaine ? Peut-être est-ce une lassitude de l’entreprise ? À moins que ce ne soit le poste en lui-même qui pose question ? ». S’ensuivaient les craintes incontrôlables : en admettant que je trouve le courage de démissionner, aurai-je la force et l’énergie nécessaires pour affronter le changement et mener à bien mon futur projet ? Et puis, 45 ans sur le marché du travail, c’est vieux… Est-ce que je ne ferais pas mieux de tout arrêter tout de suite ?

Ce cheminement de pensée est surprenant venant d’une RH !

D’autant que quand il s’agit d’accompagner des collaborateurs j’ai toujours su trouver les mots justes, créer les passerelles, mobiliser les moyens jusqu’à en voir, pour de vrai, des belles histoires de reconversion. Alors, je vous l’accorde, c’est paradoxal. Mais les cordonniers ne sont-ils pas toujours les plus mal chaussés ?

Qu’est-ce qui vous a convaincue de sauter le pas ?

D’avoir pris le temps de réfléchir à mon avenir. Que ce soit dans mon entreprise de l’époque ou dans une autre, j’ai alors pris conscience que j’avais fait le tour de ce poste, j’avais besoin de m’épanouir professionnellement autrement. J’avais quand même un doute, alors j’ai démissionné pour être embauchée immédiatement dans une structure à taille humaine. Mais ça n’a pas réglé le problème, j’avais besoin de changer de rythme, de sortir du bureau, de retrouver plus d’humain. Et j’entends déjà votre remarque, alors j’y réponds par anticipation : en tant que RH je « gérais » de l’humain, oui. Mais là, je voulais plus de contact et surtout sortir du cadre de la gestion de conflits, qui occupait beaucoup de mon temps dans mes précédentes fonctions.

L’immobilier vous a redonné le sourire.

C’est un peu ça. Ce qui m’a plu immédiatement dans ce métier, c’est la forte part d’humain qu’on y retrouve. On est en interface avec beaucoup d’interlocuteurs : ses propres collaborateurs bien sûr, mais aussi des potentiels acquéreurs, des vendeurs et toute une panoplie de professionnels qui gravitent autour du fait de vendre, d’acheter ou de louer un bien. Et à chaque fois, ce sont des histoires de vie. Autre élément de satisfaction : la pluralité des tâches : définition du secteur, estimation, prospection, visite, négociation, suivi des dossiers de vente et financement, rédaction de texte de publicité, accompagner tour à tort vendeur et acheteur, répondre aux questions d’un jeune couple primo-accédant aussi bien qu’à celles d’un investisseur… On ne s’ennuie jamais.

L’immobilier, c’est aussi beaucoup de terrain.

C’était aussi l’un de mes critères. Avant, je travaillais 100% du temps depuis mon bureau. J’en sortais seulement pour rejoindre des salles de réunion. Là, c’est moi qui vais frapper aux portes. Bien sûr, je dois encore me bousculer et lutter contre une part de timidité en moi, mais j’ai engagé cette reconversion pour faire de belles rencontres et je ne me suis pas trompée !

Pourquoi avoir choisi de vous former ? Certains optent directement pour un emploi de mandataire immobilier.

Tout simplement parce que l’immobilier, c’est un métier. Il faut de vraies compétences, une approche solide. Je rappelle qu’on parle de véritables projets de vie ! Pour cette raison, passer par la case formation s’imposait. J’ai donc employé mes crédits CPF et après avoir choisi de rejoindre ifocop et réussi l’entretien d’admission, j’ai débuté les cours. J’avoue avoir été particulièrement séduite par leur dimension pratique. On ne se contentait pas d’aborder le sujet, on le mettait immédiatement en application. Je me souviens par exemple que pour apprendre à faire une analyse comparative de marché, on nous confiait un exercice. Puis, on devait débattre entre nous, rejoints ensuite par les intervenants, qui sont tous des professionnels de terrain. De la sorte, on rejoignait d’une certaine façon déjà la réalité du monde du travail. À leur contact, on avait déjà un pied dedans. Même logique avec l’alternance. Le fait de rejoindre progressivement une agence immobilière au cours de l’année pour poursuivre à temps complet jusqu’à valider la formation, c’est très instructif.

Vous avez employé tout à l’heure le terme de Consultante au lieu de Négociateur immobilier, pourquoi ?

Parce que ce métier, c’est tellement plus que de la négociation ! C’est dénicher des biens, les valoriser, assurer le suivi auprès des clients, la solvabilité des locataires et des acquéreurs, se constituer un réseau, l’entretenir… La télévision renvoie une image extrêmement séduisante de nos métiers. Et je ne cache pas qu’il y a de très beaux aspects. Mais ce que ça ne montre pas, c’est tout ce travail de longue haleine, dans l’ombre, qui précède et même qui suit une vente… Sans compter qu’il faut avoir les reins solides au début. On nous dit qu’il faut disposer d’une avance de trésorerie de 6 mois « le temps que ça rentre »… En réalité, c’est plutôt 1 an. Mais je m’étais bien renseignée en amont, donc pas de mauvaise surprise pour moi.

Expérience plutôt positive, donc.

TRES POSITIVE. J’en profite pour saluer l’excellent travail des équipes pédagogiques d’ifocop et la qualité des outils mis à notre disposition, notamment la plateforme de travail collaboratif, où l’on peut retrouver les exercices, les pdf des présentations, échanger entre apprenants. Même en distanciel, on a vraiment formé une classe solidaire. D’ailleurs, j’ai tellement adhéré à la mentalité ifocop que je suis même depuis peu accompagnatrice. J’aide les apprenants à constituer leur dossier de valorisation de compétences. Que voulez-vous, il reste une part de RH en moi…

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