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Tendances & Conseils

Comment pitcher son projet professionnel ?

Publié le 9 janvier 2024 - Mis à jour le 19 janvier 2024

Un pitch est une présentation synthétique d’une activité, d’un projet ou d’une entreprise. Allié précieux dans le cadre d’une recherche d’emploi, ifocop vous accompagne pour élaborer un pitch efficace et à votre image. Suivez le guide !

Un pitch peut être écrit ou oral. Il s’agit d’une courte présentation (2 minutes généralement) dynamique de votre parcours professionnel, abordant, par exemple, vos compétences, vos motivations ou vos objectifs. « Il permet d’attirer l’attention d’un recruteur, d’éveiller sa curiosité, explique Aurélie Tual, directrice du centre ifocop de Montigny-le-Bretonneux. C’est comme une bande-annonce sympa ! Ensuite, on veut aller voir le film en entier…

 

Identifier les points clés

Avant d’élaborer un pitch, Aurélie Tual conseille de travailler son CV afin de mettre en exergue les compétences acquises. « Certains apprenants veulent supprimer des lignes de leur CV… l’erreur à ne pas commettre ! Il faut s’intéresser aux acquis et à la complémentarité des expériences, aussi diverses soient-elles. Il y a toujours du positif à retirer. » Cet exercice permet de se rassurer, mais aussi, de mettre en avant des qualités parfois insoupçonnées. Ce CV de compétences doit permettre d’identifier deux à trois points forts du parcours ou du profil qui vont permettre d’articuler le pitch.

 

L’art du storytelling

Le fil rouge doit être simple et structuré. Il permet de présenter son parcours de manière cohérente auprès d’un recruteur. « Pour éviter la page blanche, on peut se remémorer ses cheminements, conseille la directrice. Il faut se souvenir des moments lors desquels on a fait certains choix, se rappeler pourquoi on a fait ces choix. Comment certaines découvertes ont eu lieu ? Pourquoi l’intérêt pour tel ou tel métier a été suscité ? Il n’y a jamais de mauvais parcours ! Le tout, c’est de réussir à l’expliquer. » Pour cela, on peut partager des rencontres marquantes, expliquer ses réflexions ou encore mettre en avant les recherches qui révèlent une vision fidèle et réaliste de ses objectifs, notamment, quand c’est le cas, du métier visé lors d’une reconversion.

 

L’entraînement

Ensuite, surtout pour un pitch oral, l’entraînement est nécessaire. Il faut prendre un chronomètre et tester son discours auprès d’autres apprenants, de formateurs ou de proches. Si le pitch est trop long, ne pas accélérer le débit, mais prévoir de réduire le contenu. L’idée est aussi de corriger la forme si vous avez tendance à adopter un ton monocorde ou récité. Plus vous serez à l’aise, plus vous serez naturel(le) et plus le pitch sera agréable pour l’interlocuteur. « L’entraînement est essentiel pour voir si le pitch fonctionne, insiste Aurélie Tual. Et ensuite, il faut tester auprès des recruteurs ! C’est comme le CV, il faut le travailler, mais ne pas attendre la perfection. Il faut essayer, observer les réactions, ajuster, corriger, réessayer… »

Dans cette perspective, ifocop propose à ses apprenants de travailler leur pitch dans le cadre du module « Entreprise, mode d’emploi ». Des simulations sont notamment possibles avec les formateurs extérieurs, experts dans leurs domaines, et les responsables de formation. « Nous faisons des retours honnêtes, mais toujours avec bienveillance, explique la responsable ifocop, car il faut savoir si certaines choses ne vont pas. C’est de cette façon qu’on peut corriger et progresser. »

 

Quelques conseils :

  • Il ne faut pas chercher l’originalité à tout prix. Un bon pitch est un pitch authentique et sincère, il ne faut donc pas avoir peur d’un pitch « classique ».
  • Le pitch est un exercice personnel et intime, qui nécessite de la transparence, mais il ne faut pas tomber dans des propos qui mettraient mal à l’aise votre interlocuteur. Sachez placer le curseur, et dans le doute, demandez l’avis d’une personne extérieure.
  • Gardez une part de mystère ! Ne dites pas tout dans votre pitch, surtout s’il s’agit d’une première prise de contact par mail avec un recruteur. Il est important de conserver certains éléments pour la suite, en particulier pour l’entretien.
  • Le pitch est un exercice positif, ce n’est pas l’endroit pour partager ses difficultés de parcours. Au contraire, élaborer un pitch va vous permettre de digérer certaines embûches afin qu’il ne reste que des éléments constructifs face au recruteur.
  • L’humour est un exercice périlleux ! Tout le monde ne partage pas le même humour, il est donc plutôt déconseillé d’avoir des propos humoristiques dans un pitch, en particulier à l’écrit.
  • Méfiez-vous des modèles de pitch, à l’oral comme à l’écrit. Les recruteurs ont tendance à recevoir de nombreux pitchs similaires. Ce serait dommage que le vôtre ne sorte pas du lot !

 

Pour aller plus loin, vous pouvez :

  • Adapter votre pitch à chaque interlocuteur/entreprise. « Les recruteurs apprécient particulièrement, détaille Aurélie Tual, car cette démarche montre que la personne s’est documentée et a cherché à s’imprégner de la culture d’entreprise. »
  • Choisir un support pour venir soutenir votre pitch (un document écrit, une vidéo, une carte de visite, un portfolio, etc.).

Prêt(e) ? À vos pitchs !

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