De la mode aux RH : le pari de Tiphanie
Retour en 2022. Après un bachelor commerce et un master marketing, Tiphanie décroche, en région parisienne, un premier poste de cheffe de produit junior dans un univers qu’elle chérit depuis toujours : celui de la mode. Elle s’y épanouit deux années durant… Jusqu’au PSE mis en place par son entreprise, alors confrontée à des difficultés financières.
« J’aimais ce métier, cela a été un crève-cœur, mais j’ai refusé de m’apitoyer sur mon sort ou de m’obstiner bêtement car j’observais un tel écart entre la demande et les offres d’emploi disponibles sur le marché dans ce secteur, réagit-elle. Par ailleurs, je ne me voyais pas être Cheffe de produit dans autre chose que la mode, car le cœur du métier c’est de créer. ».
Un bilan de compétences (financement France Travail) avec tests de personnalité à l’appui l’oriente vers les ressources humaines. Un métier qu’elle avait envisagé, en passant, au lycée. La boucle se refermerait-elle proprement ? Elle effectue malgré tout une semaine d’observation terrain avant de s’engager sur cette voie. C’est concluant. Elle choisit le diplôme Manager des Ressources Humaines car elle vise, à terme, un certain niveau de responsabilités.
Zéro bagage RH, mais 100% opérationnelle
Le défi est réel : Tiphanie arrive en effet en formation sans aucune expérience des ressources humaines. Elle observe que les autres étudiants ont souvent déjà une licence dans le domaine. Elle, va donc devoir fournir deux fois plus d’efforts. « Pour moi c’est vrai, les débuts ont été plus difficiles. Mais l’alternance, l’apprentissage en entreprise, ça m’a permis de rattraper les autres très rapidement », explique Tiphanie.
C’est précisément là que la formule ifocop fait la différence : une semaine par mois en cours, le reste en entreprise… Ce rythme qui force l’ancrage dans le réel, sans jamais décrocher du terrain, a fait ses preuves depuis longtemps. Chaque semaine en cours nourrit la vie en entreprise, et vice versa. La théorie prend sens parce qu’elle est immédiatement testée. La pratique gagne en profondeur parce qu’elle est régulièrement mise en perspective. Une pédagogie qui, pour une novice, se révèle décisive.
Tiphanie a trouvé son alternance en quelques semaines, dès le premier entretien pour être exact, au sein d’un groupe international spécialisé dans l’intégration audiovisuelle. On y compte 1 000 salariés, une DRH, quatre RRH, mais aussi des services dédiés à la paie, à la formation, au recrutement et à la RSE.
L’univers de l’intégration audiovisuelle lui est inconnu ? Pas un problème. « Dans les RH, à moins de passer du public au privé ou inversement, pas besoin de connaître le milieu pour œuvrer. Ce sont juste les conventions collectives qui changent. », analyse-t-elle.
Une approche pragmatique
Ce que Tiphanie retient de l’ifocop, c’est l’interactivité et l’ancrage professionnel des formateurs. « J’apprécie le partage d’expérience, qu’ils ne soient pas avares de conseils. » ? Pour le reste, les travaux collectifs, les partiels, le mémoire final sont autant d’exercices qui préparent à des responsabilités concrètes. Tiphanie vise le poste de Manager RH « à mi-chemin entre RRH et DRH » mais reste lucide : il faudra d’abord un peu d’expérience, commencer en tant que Chargée RH pour « muscler » son profil.
Elle est préparée. Son entreprise d’alternance évoque déjà un CDD à l’issue de la formation. « On verra où tout cela me conduira ! Le changement fait peur, mais le moteur pour réussir, c’est d’oser. », conclut-elle.