FORMER POUR L’EMPLOI Une expertise éprouvée de la reconversion professionnelle et de l’alternance, avec certification RNCP

De sage-femme à Content manager, la reconversion à 360° de Juliette

Elle a exercé pendant près de 10 ans le beau métier de sage-femme avant d’engager, sans vraiment s’en apercevoir, un virage à 360 degrés pour devenir Content manager. Ensemble, découvrons la belle (et finalement pas si surprenante) histoire de Juliette.

INTERVIEW.  Juliette, comment passe-t-on du métier de sage-femme à celui de Content Manager ? La transition n’est pas forcément évidente, à première vue.

Effectivement. Pourtant, d’une certaine façon, ça l’est. Mais pour le comprendre, il faut que je vous explique mon parcours… Comme vous l’évoquez dans votre question, j’ai été sage-femme pendant presque dix ans. Ce métier, je l’ai profondément aimé. Certes, il est dur, et particulièrement éprouvant, mais tellement gratifiant, notamment parce que le rapport humain est au centre de tout. Cette fibre de « l’autre », ce besoin de venir en aide aux personnes dans le besoin, c’est précisément ce qui m’aura ensuite conduite à m’engager pendant 3 ans aux côtés de l’ONG Médecins Sans Frontières, dans le cadre d’une mission humanitaire. Là, j’ai pu découvrir d’autres aspects que l’action purement médicale. Parmi celles-ci, les métiers de la communication et des relations presse. À une ou deux occasions, j’ai même pu prêter main forte, ce qui m’a beaucoup plu et a fait naître, finalement, une certaine forme de curiosité.

OK, mais de là à franchir le pas.

Cela s’est fait progressivement. Pour mieux comprendre et ensuite être en capacité d’atteindre un résultat de « professionnel », j’ai commencé à suivre un MOOC (Open Class Room-), puis deux, puis trois… J’ai pratiqué, en solo, et je suis devenue de plus en plus à l’aise. Et plus j’apprenais, plus ce métier, dont j’ignorais jusqu’à l’existence, me plaisait. Comme à ce moment-là, ma mission humanitaire arrivait à son terme et que je recherchais du changement dans ma vie professionnelle, j’en suis rapidement arrivée à la conclusion qu’il me faudrait exercer un métier en lien avec l’écriture pour répondre à mes nouvelles attentes. Ainsi, avec l’aide de ma conseillère Pôle Emploi de l’époque, on s’est mis à rechercher ce métier qui me correspondrait…et qui porte donc le nom de Content manager. Au hasard de mes recherches, j’ai alors atterri sur le site d’ifocop et j’ai cliqué sur la fiche formation content manager – chargé éditorial pour le web, puis j’ai déroulé le contenu pédagogique. Ce que j’ai vu répondait à tous mes critères. Je n’ai pas hésité une seconde, j’ai postulé.

Vous dites que « ça cochait toutes les cases ». Quels étaient vos critères justement ?

Je cherchais une formation rapide : la formule 8 mois était parfaite. Je cherchais quelque chose de concret : le principe du temps partagé à 50-50 entre le centre de formation et l’entreprise, avec par ailleurs un contact constant avec des professionnels en activité, m’a paru pertinent. Je souhaitais aussi absolument m’investir dans une certification diplômante, c’est le cas avec toutes les formations que propose ifocop… Il fallait enfin que ça puisse se faire dans un organisme reconnu, pour que Pôle Emploi prenne en charge les coûts de la formation. Là encore, c’était OK. Pour faire court, il me fallait du concret.

La formation de 4 mois qui a précédé la période d’immersion professionnelle en entreprise (stage) a-t-elle été « dans le concret » ?

Cette formation a été très utile. Elle donne un avant-goût de ce qui peut nous attendre en stage, puis ensuite sur le marché du travail. Les cours, par exemple, sont dispensés par des formateurs, qui sont tous des professionnels en activité, la plupart étant même à la tête de leur entreprise. Ça parle vrai, ça parle réalité de terrain. Donc la réponse à votre question est « oui », c’est concret. Et même bien concret.

Où avez-vous effectué votre stage ?

Dans une agence de publicité parisienne. Là encore, cela a été extrêmement formateur. Ça permet, entre autres, de développer une vraie posture professionnelle, qui m’a été très utile par la suite, pour décrocher mon emploi.

Vous travaillez donc maintenant exclusivement en tant que Content Manager ?

Tout à fait. J’exerce avec une double casquette : en tant que Content Manager freelance pour le compte de quelques clients et en tant que salariée (en CDI) pour une start-up qui développe une application à destination des femmes enceintes.

Ce job était pour vous !

Je le pense aussi. (sourire) C’est surtout là qu’on saisit la pleine dimension du métier de Content manager, qui consiste à produire du contenu, certes, mais du contenu de qualité, à « haute valeur ajoutée ». C’est un métier à mi-chemin entre la communication et le journalisme, où l’on illustre par le texte, où l’on donne vie à des sujets…qu’on peut ensuite relayer sur différents canaux, comme les réseaux sociaux, même s’il ne faut pas confondre bien sûr Content manager et Community manager.

Comment avez-vous trouvé cet emploi ?

En mettant en pratique ce que j’avais appris en cours. J’ai continué à faire vivre mon compte Linkedin en rédigeant des posts, en partageant des contenus. Je n’ai jamais vraiment « cherché » d’emploi sur la toile, j’ai préféré donner à voir ce que je savais faire.

Le savoir-faire et le faire savoir.

Exactement. J’ai, si on y réfléchit, simplement agi en cohérence avec mon parcours. J’ai produit du contenu en lien avec mon métier initial, sage-femme. Ça parlait bébé, grossesse, maternité… J’évoquais aussi mon engagement pour l’économie circulaire, les valeurs qui me tenaient à cœur… Je continue d’ailleurs encore aujourd’hui. C’est ainsi que j’ai été démarchée quelques semaines après ma certification. Ce que j’ai retenu de mon expérience ifocop peut servir aux apprenants en plein questionnement ou en recherche d’entreprise : soyez en phase avec vous-même, croyez en votre projet et ayez foi en vous comme en lui. L’authenticité qui se dégagera alors de votre parcours fera toute la différence.

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