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D’enseignante à Assistante de direction, la reconversion surprenante d’Andréa grâce au contrat de professionnalisation

Voilà un témoignage de reconversion peu ordinaire, tant par la nature du changement que par le jeune âge (27 ans) de cette ancienne apprenante en contrat de professionnalisation, issue de la région parisienne. Découvrez l’histoire d’Andréa.

Andréa, votre diplôme IFOCOP est encore chaud, si on peut parler ainsi.

Oui, effectivement, puisque j’ai achevé ma formation au centre IFOCOP Paris XIe il y a quelques semaines. Je suis très heureuse d’avoir pu valider un titre d’Assistante de Direction et d’engager de la sorte ma reconversion professionnelle.

J’ai sous les yeux votre CV et je vois que vous étiez déjà titulaire d’un Master pour enseigner en collège et en lycée. Vous avez d’ailleurs intégré le corps enseignant deux années durant. Pourquoi, si vite, une telle reconversion après tant efforts pour décrocher votre premier diplôme ?

Pourquoi attendre ? Deux années passées à enseigner m’auront suffi pour comprendre que je n’y trouverais pas le chemin de l’épanouissement professionnel. Étudier et se préparer pour un métier est une chose, l’exercer et en éprouver la réalité au quotidien en est une autre. Je ne suis pas du genre à lanterner et à me plaindre, alors j’ai commencé à réfléchir aux autres options possibles. J’en ai parlé autour de moi, notamment à des proches, qui m’ont soutenue dans ce projet de reconversion qui s’est dessiné de façon certes assez soudaine, mais réfléchie.

En faisant mon introspection personnelle, j’ai dégagé mes nouvelles « priorités » : choisir une profession plus calme et sédentaire où je pourrais à la fois mettre à profit ma maîtrise des langues étrangères (Andréa maîtrise l’anglais, l’espagnol et le portugais, NDLR.) et développer des compétences tant humaines qu’administratives. Javais aussi un critère : une formation rapide et pratique, où on expérimente sur le terrain ce qu’on a appris en classe. Je sais que c’est assez paradoxal pour une ancienne prof, mais je ne voulais surtout pas passer trop de temps en salle de classe !

Le contrat de professionnalisation vous a donc semblé la formule idéale.

C’était effectivement pour moi l’une des meilleures conditions possibles pour apprendre vite et bien un métier. J’avais autant besoin d’acquérir de nouveaux savoirs que de maîtriser de nouvelles compétences, notamment en bureautiques et secrétariat. Et je ne le sais que trop bien pour avoir étudié les langues vivantes, c’est en pratiquant qu’on se maintient à niveau. Bref, j’ai voulu être acteur de ma formation à 100%, j’ai donc opté pour le contrat pro.

Vous aviez alors 26 ans.

Oui, pourquoi cette question ?

Pour évoquer ensemble la question cruciale du financement de cette reconversion professionnelle.

Oh, ce n’est pas très compliqué à comprendre. A l’issue de mes deux années en tant qu’enseignante en REP, j’ai fait un passage éclair par la case « Pôle Emploi ». Là, en lien avec une conseillère, j’ai constitué un dossier pour que soit pris en charge le coût de ma future formation. Sauf que les quelques semaines nécessaires à l’instruction de mon dossier m’auront entre temps permis de prendre contact avec l’IFOCOP… et de valider mon inscription ! En effet, les équipes pédagogiques m’avaient immédiatement mise en lien avec une entreprise en recherche d’un profil comme le mien pour un contrat de professionnalisation. J’ai réussi l’entretien et la prise de poste fut presque immédiate. La question du financement par Pôle Emploi ou par mes crédits CPF ne s’est naturellement plus posée, puisque l’entreprise prend en charge, dans le cadre d’un contrat pro, les frais de scolarité.

En étant âgée de plus de 26 ans, vous avez aussi pu bénéficier d’une rémunération au SMIC.

… Exact, un revenu nécessaire à la fois pour assurer mes charges et me consacrer pleinement à ma formation. Je pense que pour beaucoup d’adultes en reconversion, c’est une question préalable au changement.

Bilan de votre immersion en entreprise ?

Extrêmement positif. J’ai effectué mon contrat de professionnalisation au sein de Ferrières & Co, un cabinet comptable de la région parisienne. J’ai beaucoup appris au contact de mes anciens collègues et notamment de Valérie, ma référente de stage, que je remercie encore pour son soutien quotidien. Mon contrat n’a malheureusement pas pu se transformer en CDI à l’issue de ces douze mois passé là-bas, mais la lettre de recommandation qui m’a été fournie m’a permis de décrocher immédiatement un CDI d’Assistante administrative dans un autre cabinet comptable, Grant Thornton France, où je suis aujourd’hui très épanouie.

C’est un 20/20 en reconversion professionnelle que vous avez là décroché madame le professeur.

(Rires) Si je devais dire une seule chose à celui ou celle que la peur de l’inconnu paralyse, c’est FON-CEZ ! Le changement ça fait du bien, ça redonne confiance en soi. Parole de prof.

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