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Formation responsable QHSE à distance : la reconversion de Mahi

Publié le 15 octobre 2026

Changer de métier sans renier son parcours : c’est le pari qu’a fait Mahi Franck Gbale en choisissant la formation Responsable QHSE d’ifocop. À 48 ans, depuis Montpellier, il a transformé une première expérience de terrain en projet professionnel, puis en création d’entreprise. Il raconte.

Chez Mahi, la reconversion n’a rien d’un virage improvisé. Elle ressemble plutôt à une succession d’expériences qui, avec le recul, dessinent une trajectoire cohérente. Son premier diplôme est un BTS dans le commerce. Il ne travaillera finalement que trois ans dans le secteur avant de l’abandonner radicalement : « Ça ne collait tout simplement pas avec mes valeurs », dit-il. Il choisit alors de se consacrer pleinement à l’animation, à travers son volet le plus humain et social. Il passe le BPJEPS (Brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport) pour se qualifier dans l’animation et à l’encadrement d’activités auprès de différents publics. Très vite, il obtient ensuite le « DEJEPS », un diplôme de niveau supérieur, davantage orienté vers la coordination de projets, le développement de structures et l’encadrement d’équipes ou d’activités et trouve un emploi à la Mairie de Paris. Passionné, il se forme en parallèle pour devenir coach sportif. Et quelques belles années s’écrivent ainsi, avec ce même fil conducteur qui relie ses expériences : le contact, l’accompagnement, le terrain, la progression des autres.

 

Un parcours qui avait déjà le sens du collectif »

 

Autour de la trentaine, Mahi retourne ensuite aux études. À Paris VIII, il prépare un diplôme universitaire de formateur d’adultes, autour du management, de la communication et des techniques de vente. « Je souhaitais du renouveau dans la continuité, alors j’ai exploité mon expérience professionnelle passée pour la mettre au service de l’apprentissage. », explique-t-il. La suite confirme cette orientation. Il rejoint un groupe public comme chef de projet sur un dispositif régional de formation et d’insertion professionnelle, puis intègre la Chambre de Métiers et de l’Artisanat d’Île-de-France comme formateur. « J’aimais trop le terrain, accompagner les apprenants. Ce retour auprès des apprenants m’a beaucoup plu », se souvient Mahi. C’est dans ce cadre qu’il découvre un jour le sauvetage secourisme du travail et la prévention des risques professionnels (un sujet sous tutelle de l’INRS, en partenariat avec la CPAM). Il obtient une certification et le déclic est immédiat. Le chemin vers la QHSE se précise…

Pourquoi ? Parce que ce domaine réunit plusieurs dimensions qui lui sont déjà familières. « J’ai voulu approfondir ce domaine il y a l’humain au cœur, la sécurité, la qualité, l’amélioration continue… Tout ce qui définit mon appétence et mon expérience »

La formation Responsable QHSE ne vient donc pas effacer son parcours. Elle vient au contraire lui donner une nouvelle colonne vertébrale. Son objectif : atteindre un niveau 6, équivalent bac+3/4, et acquérir les compétences nécessaires pour agir avec méthode sur les questions de qualité, d’hygiène, de sécurité et d’environnement.

Choisir ifocop, choisir le distanciel

Mahi connaissait déjà ifocop. « J’avais entendu parler du centre dans le cadre de mes recherches précédentes. Des proches à moi s’y étaient aussi formés et m’avaient chaleureusement recommandé l’école », explique-t-il. Après une brève étude du catalogue de formations, son choix se porte sur le distanciel pour des raisons très concrètes de temps et de contraintes.

A double raison qu’il s’est, depuis, installé dans l’Hérault, près de Béziers. Il mobilise, pour se lancer, le dispositif Transition Pro, qui permet de disposer d’indemnités pendant sa formation. Son CDD arrivait à son terme lorsque celle-ci a commencé : il fallait donc inscrire le projet dans une réalité personnelle et professionnelle précise.

Mahi insiste sur les conditions de réussite, qui sont aussi matérielles « mais pas que ! » : ordinateur, webcam, micro, connexion performante, espace de travail calme sont des essentiels. Tout autant qu’organiser son quotidien, sa vie familiale, mais aussi qu’accepter une véritable routine de formation et être en capacité de protéger son temps d’apprentissage. « On ne fait pas cela du bout du doigt », analyse Mahi, précisant que la journée type, de 9 h à 17 h, impose un cadre très clair. « Il ne faut pas se laisser distraire, ni être rétif à l’informatique. ».

« La pédagogie ifocop donne le bon tempo »

L’autre condition de réussite tient à la dynamique collective. À distance, le risque d’isolement est réel. Mahi souligne donc la place des travaux de groupe, des échanges et des exercices : « Les travaux en groupe représentent un gros avantage pour ne pas s’endormir, se sentir isolé, pour rythmer le travail et l’apprentissage. « Moi, dont c’est le domaine d’expertise, je peux dire que c’est un assurément point fort d’ifocop » Parmi les apprentissages qui ont le plus marqué Mahi figurent les référentiels qualité et les normes ISO : ISO 9001 pour la qualité, ISO 14001 pour l’environnement et ISO 45001 pour la santé et la sécurité. L’immersion en entreprise va permettre à Mahi de vérifier cette réalité.

Au temps de l’immersion professionnelle

À Montpellier, après une recherche de stage qu’il qualifie de « stressante mais pas d’impossible », il décroche une immersion professionnelle de trois mois au sein de l’UGECAM Occitanie, dans le secteur médico-social. « On m’a mis directement dans le bain avec des missions claires et précises. », se souvient-il, très fier. Une fois en entreprise, les enseignements prennent en effet une dimension très concrète. Mahi est principalement orienté vers une mission centrée sur la Qualité (le Q de QHSE, NDLR.).

Il travaillera notamment sur la cartographie des processus de fonctionnement de l’établissement, sur l’identification et l’évaluation des risques, puis à la construction d’un plan d’action tenant compte de leur fréquence, de leur gravité et de leur pondération. « J’ai aussi pu accompagner les équipes dans une démarche qualité et participer à leur sensibilisation sur ce sujet méconnu. D’autant que dans ce secteur, on doit aussi composer avec les exigences liées à la Haute Autorité de santé, ça ne rigole pas ! », témoigne-t-il.

Cette expérience confirme pour lui l’intérêt d’une pédagogie tournée vers l’opérationnel. « La formation nous avait donné des clés opérationnelles pour que l’entrée en entreprise soit directe, efficace », résume Mahi. La diplomation finale l’obligera à prendre du recul sur les compétences acquises pour définir les contours de l’étape suivante : la mise en emploi au cœur d’un territoire, l’Hérault, qu’il qualifié de « sinistré ». Mais Mahi a de la suite dans les idées… Il fera de cette difficulté un tremplin, rejoignant la seule structure qui puisse lui ressembler à 100%, la sienne : GMF Proservices.

Son entreprise est créée et son emploi, garanti. Il crée donc GMF Proservices et choisit de valoriser l’ensemble de son expérience : QHSE, formation, ingénierie pédagogique, accompagnement des professionnels et structuration des processus. Ses premières missions l’emmènent auprès d’artisans du BTP, dans le cadre d’un marché de rénovation de gare SNCF soumis à un cahier des charges strict. « Pour ces artisans sélectionnés en sous-traitance, la QHSE, c’est une langue étrangère », explique Mahi.

Son travail consiste précisément à rendre cette langue compréhensible et applicable : formaliser une politique QHSE, cartographier les processus, identifier les risques, les pondérer et mettre en place un plan d’action de prévention. Travail en hauteur, gestion des déchets : les enjeux sont très concrets. Et l’impact l’est tout autant. « La garantie de respecter ces process a permis à ce groupement de décrocher le marché. »

Son conseil : « Lancez-vous, mais en connaissance de cause ! »

Que dire à celui ou celle qui envisage aujourd’hui cette formation ? Mahi ne promet pas une reconversion facile. Son conseil est plus exigeant : « Lancez-vous dans ce domaine pas seulement par intérêt mais par passion car c’est un métier rigoureux, à lourde responsabilité. »

La formule résume bien son expérience. Le QHSE touche à des sujets qui engagent la sécurité des personnes, la conformité des entreprises et leur capacité à maîtriser leurs risques. « La conformité normative et réglementaire met la vie de personnes et d’entreprises entre nos mains. ». D’où l’importance, selon lui, de la conscience professionnelle. « Soyez consciencieux. Prenez le temps de le faire bien. »

Pour Mahi, cette responsabilité fait écho à tout ce qu’il a construit avant sa reconversion. Accompagner des jeunes, coordonner des structures, former des adultes, prévenir les risques, soutenir des équipes : son parcours n’a jamais cessé de tourner autour des personnes et de leur capacité à progresser dans un cadre structuré. À 48 ans, il n’a donc pas effacé son passé professionnel pour repartir de zéro. Il l’a réinterprété. La formation Responsable QHSE lui a permis de relier des expériences qui, prises séparément, pouvaient sembler éloignées. La suite n’est pas forcément linéaire. Elle ne l’a pas été pour Mahi. Mais elle peut être cohérente. Et ça, chez ifocop, on en a bien conscience.

 

FORMATION RESPONSABLE QHSE : UN PARCOURS POUR DEVENIR OPÉRATIONNEL

 

La formation Responsable QHSE d’ifocop prépare à une certification professionnelle de niveau 6, enregistrée au RNCP, correspondant à un niveau bac+3/4. Elle vise à rendre les apprenants autonomes dans la prévention des risques et la sécurité, mais aussi capables de manager des projets, conduire des audits, analyser les écarts et faire appliquer les réglementations.

Le programme s’articule autour de trois blocs : contribuer à l’élaboration du système de management ; piloter et animer une démarche ou un système de management de la QHSE ; piloter le système d’audit et d’amélioration continue. Compétences : état des lieux, référentiels normatifs, procédures, sensibilisation des équipes, identification des risques, audits, suivi des indicateurs et actions correctives.

Selon la modalité choisie, ifocop propose notamment un parcours à distance en visioconférence de six mois : trois mois de cours télé-présentiels puis trois mois en entreprise. L’organisme propose également des formats en centre et en alternance, y compris à distance.

Pour Mahi, l’intérêt du dispositif tient à cette articulation entre méthode et terrain. La formation ne lui a pas seulement apporté un vocabulaire ou des référentiels : elle lui a donné des « clés opérationnelles » pour entrer en entreprise et agir.