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IFOCOP Le spécialiste de la formation tertiaire en alternance pour adultes

L'Ifocop est conventionné par le Ministère de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique
et est qualifié ISQ-OPQF pour la garantie d'un engagement de prestation de qualité.

Interview de Romain Brun, stagiaire Vidéaste online Promotion IFOCOP 2015 à Paris 11

Créatif et touche à tout dans l’âme, Romain Brun a été pendant près de quinze ans vendeur dans l’industrie culturelle le jour et disc-jockey la nuit. Suite à son licenciement économique, il envisage une reconversion professionnelle en tant que consultant créatif en vidéo et motion design. Découvrez son retour d’expérience sur la formation Vidéaste online et entrez dans son univers !

 

Raconte-nous ton parcours scolaire et professionnel…

Avec un bac scientifique en poche et une passion certaine pour la biologie cellulaire et moléculaire, j’ai d’abord choisi la faculté de médecine.  Après avoir échoué au concours de première année, j’ai opté pour mon autre passion : l’art. Mon parcours en licence puis maîtrise d’ingénierie de médiation culturelle et communication m’a permis d’accompagner des projets culturels en lien avec les sciences : développement d’un centre de la terre à Saint Maur des Fossés, organisation et production d’un festival d’arts numériques avec l’association ART3000 qui a ensuite obtenu la gestion du CUBE (centre de création numérique) à Issy les Moulineaux.

Je pensais poursuivre mes études en DEA cinéma audiovisuel à la Sorbonne en vue d’enseigner la filmologie mais j’ai réalisé au bout d’un an que cela ne me correspondait pas. Je voulais enfin un salaire et me lancer « dans la vraie vie ». J’ai débuté dans le commerce, en tant que vendeur sur les foires, puis chez un petit distributeur indépendant de photocopieurs. En 2005, l’un de mes amis m’a parlé d’un poste de vendeur au rayon jeux vidéo chez Virgin. Un vrai retour à l’industrie culturelle que j’avais tant étudiée à l’université ! J’y suis resté 8 ans, jusqu’à la cessation d’activité des magasins en juin 2013.

Juste après mon licenciement économique, on m’a proposé de reprendre une exploitation agricole. Ma famille est originaire de Reims et le projet concernait des vignes en champagne. Le projet n’a finalement pas abouti mais ce fut un mal pour un bien : je ne voulais plus travailler dans le commerce et j’étais prêt pour un nouveau professionnel.

Comment as-tu connu l’IFOCOP ?

Suite à mon licenciement en contrat de sécurisation professionnelle (CSP), j’avais la possibilité de me former. J’ai commencé à réfléchir à ce qui pourrait faire le lien avec mon parcours, mes centres d’intérêts et un vrai retour à l’emploi. J’ai travaillé sur mon projet professionnel avec deux conseillers.

J’ai toujours été sensible à l’audiovisuel. Comme tous ceux de ma génération, j’ai grandi avec la télévision, connu l’arrivée des jeux vidéo et beaucoup dessiné. Ces univers ont été bouleversés par le numérique. Les outils de créativité jusqu’alors inaccessibles parce que trop complexes ou trop chers sont aujourd’hui à la portée de tous.  Etant créatif et curieux, je me suis naturellement intéressé aux opportunités professionnelles qu’offre le numérique. J’ai participé à un séminaire organisé à l’Hôtel de Ville sur le thème des nouvelles technologies. L’équipe de l’IFOCOP était présente. L’argumentaire de Thierry-Jehan Bassigny, Directeur Digital de l’institut, était pragmatique et se résumait à un leitmotiv « Numérisez vos compétences ! ».

Pourquoi avoir choisi la formation Vidéaste online IFOCOP ?

Les discussions avec mon entourage me confortaient d’aller vers le web pour m’affranchir de « l’ancien monde » mais je n’étais pas encore certain de pouvoir lier cette envie avec ma passion, encore moins avec un projet de reconversion professionnelle réaliste.

J’avais d’abord repéré la formation de Rédacteur référenceur web, un métier dont les sites d’emploi et de recrutement parlaient beaucoup.  C’est le jour même du séminaire, sur le stand IFOCOP, que j’ai eu un « déclic » pour la formation Vidéaste online. Etant passionné par l’image et la conception cinématographique, le contenu du programme a retenu toute mon attention.

Pour en savoir plus, j’ai participé à la réunion d’information organisée dans le centre IFOCOP de Paris 11. J’ai tout de même passé les tests de recrutement pour la formation Rédacteur référenceur web.  Hasard ou pas, alors que je manie plutôt bien l’orthographe et la syntaxe, les résultats des tests ont été décevants ce jour-là. L’entretien de motivation m’a permis de clarifier mes réelles aspirations : me former au web oui, mais avec une dimension artistique et créative !

Je ne croyais pas à une reconversion avec une formation de deux semaines comme le proposent certaines écoles. A l’IFOCOP, la durée de la formation Vidéaste online sur huit mois me convenait parfaitement pour acquérir les compétences métiers nécessaires en code, approfondir la conception et la scénarisation. J’avais par ailleurs l’opportunité de réaliser mon stage de mission pratique dans l’entreprise d’un ami qui lançait son activité.

Tous les éléments étaient donc réunis pour donner un bel élan à mon nouveau projet professionnel.

Comment s’est passée la formation ?

J’ai eu littéralement l’impression de retourner sur les bancs de l’école avec mon petit cartable ! Mais je me suis très vite senti à l’aise. Mes premières impressions concernant le groupe étaient mitigées mais les liens se sont rapidement noués. Nous venions d’univers professionnels différents (graphistes, journaliste télé, autre collaborateur de Virgin…) mais nous avions tous une bonne sensibilité artistique.

J’étais le seul à être motivé par une reconversion totale. J’arrivais cependant avec un léger désavantage car peu aguerri à la production audiovisuelle. Les autres stagiaires étaient plus calés sur le plan technique et ils m’ont beaucoup aidé notamment pour le choix de matériel photo et vidéo. Cette entraide et cette émulation de groupe sont fondamentales selon moi, surtout lorsque l’on reprend les études après une longue période d’interruption. Vous ne pouvez pas comprendre et assimiler les flots d’information tout seul : les questions du groupe aident à retrouver de l’agilité intellectuelle et les échanges avec les intervenants facilitent « la mise en selle ».

La formation était intensive et j’ai eu quelques difficultés à trouver mon rythme. Les cours de code, c’était la grande découverte ! A quinze ou vingt ans, on a le cerveau et les aptitudes pour absorber un programme scolaire de titan. Mais à quarante ans, on est un peu rouillé et se concentrer est bien plus difficile. Le langage de programmation JavaScript qui repose sur de la logique m’a rappelé les cours de maths de première S ! Je n’avais pas non plus une grande aisance avec le clavier… Toute cette phase d’adaptation nécessite de bien gérer son énergie. Il faut compenser les fins de journées où l’on est littéralement « rincé » par des moments de « décantation ».

La présence d’intervenants expérimentés permet bien entendu « d’absorber » plus aisément le programme. Le prof de Javascript était excellent : il a su nous séduire, comprendre les difficultés de chacun et nous donner les clés pour progresser.

Le plus facile en ce qui me concerne a été le montage vidéo. Ma passion du cinéma et de l’analyse filmique  m’ont beaucoup aidé pour structurer le cadrage, la mise en scène et la narration. Là, oui vraiment, je me suis éclaté !

romain brun shooting video ifocop

Cela m’a donné un peu de souffle afin de concentrer mes efforts sur le code. D’ailleurs, même si la formation pratique est aujourd’hui terminée,  je m’oblige à coder tous les jours. Cette discipline porte ses fruits puisque le code devient de plus en plus familier. J’ai aussi retrouvé la compagnie des gros livres techniques, pas forcément très glamour mais nécessaire pour réviser et compléter les cours.

Tout au long du cursus, j’ai beaucoup apprécié les échanges avec mon responsable de formation, une relation adulte basée sur la confiance qui, du coup, vous « oblige » dans le bon sens du terme : vous êtes investi d’une responsabilité, celle de vous prendre en main et d’être à la hauteur. C’est une pression très positive pour sortir de sa zone de confort.

Parle-nous de ton stage en entreprise…

J’ai eu beaucoup de chance puisque l’un de mes amis lançait son activité de jeu vidéo. Nous avons ainsi pu faire coïncider les objectifs du stage avec les besoins de son entreprise.

Il s’agissait de lancer un jeu vidéo pour téléphone portable dans un format très connu au Japon ou en Corée mais que les Français découvrent à peine. Conçu sur le même principe que Earthstone (éditeur Blizzard), c’est un jeu de stratégie heroic fantasy avec des cartes, comme Magic. Mon ami avait besoin de ressources pour la partie web et la communication vidéo mais il m’a aussi fait participer à la création du contenu du jeu :  noms et biographies d’une bonne centaine de personnages, des armes utilisées…

La vidéo reprenait les moments clés du jeu.  Le rendu final était prévu pour le web grand public mais il a finalement constitué le trailer vidéo pour les investisseurs car le développement du projet a nécessité d’autres apports financiers.

Ce que je retiens de l’expérience ? J’ai pu réaliser mon tout premier montage, dans un univers qui me plaisait et avec des méthodes de travail très modernes : conférences téléphoniques quotidiennes,  utilisation systématique d’outils comme Dropbox,… Durant le stage, j’ai également rencontré toute la chaîne de prestataires : graphistes, studio,… Une belle expérience même si la viabilité du projet n’a pas permis de m’embaucher comme il en était question au départ.

Cette épreuve du feu m’a ensuite permis de développer mon projet de validation de diplôme. Il s’agit d’un clip de 7 minutes dans lequel je présente mon univers : le dessin, la photographie et mon activité de disc-jokey. C’est le fruit de 10 mois de travail en montage, réalisation, photo, habillage titre, traitement After Effects… Je me suis mis en condition réelles : tourner les plans séquences à l’IFOCOP sur une courte période et travailler les rushs en temps réel. C’est un excellent exercice pour se plonger dans le quotidien du professionnel.

Quelles sont tes ambitions aujourd’hui ?

Je veux lancer mon activité en tant qu’indépendant. Je souhaite proposer des prestations de « consulting créatif » : motion design, animation ou montage pur et dur. Dans l’idéal, j’aimerais travailler pour des particuliers, ne serait-ce que pour l’aventure humaine, mais je doute de la viabilité de ce positionnement car ils n’ont pas forcément le budget… Travailler avec l’entreprise, c’est plus sécurisant mais les rapports ne sont pas les mêmes. Dans tous les cas, la pression est importante. Pour être à l’aise, rien d’autre que le travail ! Garder la dextérité, manipuler l’objet vidéo.

Depuis la mise en ligne de ma vidéo, je commence à nouer quelques contacts professionnels intéressants. J’ai également la chance d’avoir quelques connaissances haut placées en agence. Mais bien sûr, ces personnes ne travaillent qu’avec des profils de pointe, essentiellement avec des graphistes qui ont évolué vers le web. Je profite donc du temps qu’il me reste avant la fin de mon indemnisation pour booster ma technique car la concurrence est rude.

Mes prochains défis ?  D’abord coder mon site de A à Z parce que c’est ma vitrine professionnelle. Je crois beaucoup à l’indépendance technique et c’est important de la valoriser. Ensuite, développer mon style audiovisuel : en tant que média, il faut savoir composer, donner une forme aux choses et communiquer sur le parti pris créatif. Je m’inspire du cinéma (par exemple, l’esthétique du film Birdman) et des sites de sports américains, généralement très en avance pour le rendu visuel. Enfin, j’aimerais créer ma propre musique.

En résumé, d’ici cinq ans, j’ai monté mon agence et je travaille sur des projets qui me stimulent pour des clients dont l’activité me parle : la quête du Saint Graal !

Selon toi quelles sont les tendances dans le domaine de la vidéo online ?

Je m’interroge de plus en plus sur la conception de sites : les CMS foisonnent et leurs évolutions repoussent sans cesse les limites de la créativité. Le public est quant à lui friand de solutions qui lui fait gagner du temps et lui facilite la vie. Dans les années à venir, j’ai tendance à penser qu’une couche de services web se développera entre les fabricants de logiciels et les utilisateurs. Face à une telle évolution numérique, développer son style permet alors de créer la valeur.

Tes conseils pour réussir sa formation ?

Ma posologie : 8 heures de sommeil et beaucoup de vitamine C ! Blague à part, il faut avoir le courage de donner toute son énergie durant la formation et rester très synchrone avec le déroulé des modules pour bien acquérir les fondamentaux.

Si vous ne codez pas, commencez dès aujourd’hui ! La base de cette formation, c’est avant tout la programmation. Vous allez « manger » du HTML et CSS et devrez ensuite comprendre le Javascript. Si vous n’avez pas de grandes connaissances préalables dans ce domaine, assurez-vous au moins d’être performant en vidéo. Lors de mon entretien de motivation, on m’avait posé la question « Avez-vous déjà eu la curiosité d’ouvrir un logiciel de montage ? ». La question a pris tout son sens lors de la formation.

Dans votre projet global de formation, pensez également à investir dans le matériel. J’ai acheté un PC spécifiquement pour suivre ce cursus.

L’objectif pédagogique de la formation est ambitieux car le métier de Vidéaste online regroupe à lui seul au moins cinq compétences pointues et complémentaires : le montage, la réalisation, l’habillage pour la partie « vidéaste », la programmation, le design et l’interaction du site pour l’autre partie « online ». Il faut pourtant être conscient que le marché du travail ne vous prendra pas seulement pour vos compétences globales et qu’il faut, en plus de cela, développer votre style pour être « tranchant » dans un domaine.

Et pendant votre temps libre, que fais-tu ?

Je suis hyperactif et touche à tout. J’aime le dessin, non figuratif, la création graphique à tendance surréaliste. J’adore la photo, surtout quand je peux m’amuser à faire du montage. Dans mon film/clip, certaines séquences semblent filmées alors qu’il s’agit en fait de photographies sur lesquelles j’ai ajouté du mouvement. Je partage également mon univers de disc-jockey puisque je mixe depuis presque vingt ans ! On retrouve mes  influences : les pochettes vinyles emblématiques des années 70 et 80. Mes parents aimaient la bonne musique disco – Giorgio Moroder (Midnight Express), Donna Summer, Boney M – et le rock, en particulier les Rolling Stones. Pas de choses pointues mais de la très bonne qualité.

J’ai découvert Ibiza en 1995 : une révélation ! On ne voyait pas encore Bob Sinclar à l’époque, c’était le début. Les gens étaient beaux, la musique était excellente. Je garde en mémoire de grands moments : lorsque j’ai mixé au mariage d’un ami qui avait loué le Ritz Club, un  lieu magique, ou encore à Amsterdam, pour la fête de fin d’année de Dockers Europe, une filiale de Levis. Les Hollandais savent vraiment faire la fête ! Cela dit, je deviens aussi une machine de guerre sur le dance floor : la danse, c’est l’élixir de jouvence !

Aujourd’hui, je ne sévis plus trop, ça doit être l’âge (rires). Mes amis sont pour la plupart en couple, avec des enfants et ils sortent beaucoup moins. Comme je me sens néanmoins au top de mes capacités, j’ai opté pour une autre solution : Twitch, une plateforme de stream vidéo sur laquelle je mixe en live, idéal pour montrer son flow. Je diffuse également mes sons sur mon compte Soundcloud.

Le basket-ball compte aussi beaucoup dans ma vie. Je n’ai jamais cessé de le pratiquer depuis l’adolescence et ça m’équilibre. Grâce à ce sport, j’ai rencontré et je continue de rencontrer beaucoup de gens d’univers et de milieux très différents. Comme j’ai tendance à être capitaine, j’ai aussi eu l’occasion de partager de belles aventures, d’aider des gens à retrouver confiance en eux ou le respect de soi grâce à ce sport.

Ton mot de la fin ?

Je dirais plutôt une devise, une phrase que mon grand-père m’a répété à plusieurs reprises lors de mes dernières visites à son chevet. « Il ne faut jamais dire j’en ai rien à foutre » : c’est un peu trivial mais plein de sens.

A l’heure où l’on parle beaucoup de lâcher prise, cette maxime va à contre-courant. Mais elle renvoie à la conscience, au fait que, quoi qu’il arrive, nous sommes toujours concernés et cela peut avoir des conséquences pour nous.

Cette phrase m’aide au quotidien car elle me tire vers le haut. Ne pas « s’en foutre », c’est avant tout s’assurer de ne pas faire d’erreur. Sur le plan professionnel, c’est l’obligation pour le spécialiste de savoir répondre à la complexité et la gérer dans le moindre détail.

Ce témoignage vous a plu et vous souhaitez en savoir plus ?

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