FORMER POUR L’EMPLOI Une expertise éprouvée de la reconversion professionnelle et de l’alternance, avec certification RNCP

Agnès : le contrôle de gestion, naturellement

C’est une reconversion professionnelle toute en douceur qu’a choisi d’engager Agnès dans le cadre d’un congé de reclassement qui la mettait alors face à un choix cornélien : continuer à faire ce qu’elle savait faire et maintenir son emploi… ou profiter de l’opportunité d’une formation diplômante dans le cadre du plan social qui visait son entreprise, pour se former et devenir officiellement Contrôleur de gestion. Elle explique pourquoi, malgré les peurs et les doutes, elle a finalement choisi la deuxième option.

C’est une histoire classique comme on en entend souvent à l’IFOCOP, que celle d’Agnès, apprenante « malgré elle » revenue sur les bancs de l’école à l’issue d’un plan social qui visait son entreprise. Elle qui avait gravi patiemment les échelons, trente années durant, au sein du même groupement d’entreprises (Les Mousquetaires), se retrouve alors il y a deux ans face à un dilemme : choisir le statut quo et maintenir son emploi… ou aller de l’avant pour prétendre à plus de responsabilités MAIS dans une autre entreprise, et en passant par la case Pôle Emploi. « Option 2 », s’amuse Agnès, qui se retrouve alors inscrite à l’IFOCOP pour suivre un cursus accéléré de Contrôleur de gestion.

« Tout est allé très vite »

Bien lui en a pris, après avoir achevé sa formation comme une simple formalité « même si ça demande beaucoup de travail, une sacrée remise en question et de nombreux efforts », elle se voit proposer une offre d’emploi – un CDD de 1 an dans le cadre du remplacement d’un congé parental – à l’issue de sa période d’application pratique en entreprise. La voilà maintenant Contrôleur de gestion pour le principal sous-traitant logistique de McDonald France, en charge notamment du contrôle comme du suivi du carburant pour toute la société. Sous sa responsabilité également, les arrêtés mensuels et la vérification des frais généraux, l’analyse des coûts, la communication d’indicateurs clés aux chefs de secteur… « Il y a plusieurs sites en France et pour chacun, un contrôleur de gestion dédié », explique Agnès, que le travail en équipe n’effraie pas.

« Un pour tous, tous pour un », elle connaît. C’est la devise des Mousquetaires Intermarché, le groupement d’entreprises au sein duquel elle a bâti la plus grande partie de sa carrière, rentrée comme simple aide-comptable il y a 30 ans, avec pour seul bagage un bac pro, et devenue Responsable de la comptabilité générale et des paies quelques années plus tard.

Ce poste, qu’elle occupera pendant dix années, la voit mener de front plusieurs missions : pilotage du bilan et du compte de résultat, mise en place et suivi du processus budgétaire de la structure publicitaire du groupe, élaboration des budgets avec les opérationnels et la direction du marketing des enseignes alimentaires du groupe… Son quotidien est aussi rythmé par la gestion du personnel, l’établissement des liasses fiscales, des reportings et prévisionnels avec explications des écarts, fiabilisation des flux financiers…

Bref, sans qu’elle s’en aperçoive vraiment, Agnès se dirige vers le métier de Contrôleur de gestion. Mais il y a un hic, elle n’est pas reconnue en tant que tel.

Le plan social qui touchera son entreprise, la poussera à se former et lui aura finalement ouvert les yeux. Elle a le goût des responsabilités et les épaules assez larges pour cela. Elle a aussi confiance en ses capacités… mais dans le même temps conscience d’une triste réalité : sans diplôme, point de salut. « Pas de place pour un petit bac pro compta sur le redoutable marché du travail », soupire-t-elle.

Une jolie revanche

Qu’à cela ne tienne, s’il faut se former, elle se formera. Pour les outils, pour les process, pour la mise à jour des savoirs. Son diplôme en poche, elle vivra la phase d’immersion professionnelle comme une renaissance. Et sa première offre d’emploi en tant que Contrôleur de gestion comme une revanche. Épanouie dans son poste actuel, elle espère que son contrat, une fois arrivé à terme, sera prolongé. Mais elle reste pragmatique : ici ou ailleurs, le métier est « en tension », et avec son expérience et un diplôme officiel reconnu, elle a désormais tous les atouts pour garder le contrôle.

Johann, tuteur et adjoint au responsable du contrôle de gestion :

« Agnès s’est très bien intégrée à l’équipe, elle a montré de beaux signes de motivation, une conscience professionnelle et une envie de bien faire. Compte tenu du contexte COVID, le temps consacré à son apprentissage a été réduit mais nous avons pu compter sur elle pour nous aider à gérer le quotidien ».

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