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Alors qu’elle envisageait de quitter la SNCF, son entreprise de cœur depuis 10 ans, Anaëlle parviendra malgré tout, grâce à sa détermination et à sa toute récente formation de comptable chez ifocop, à réussir un petit exploit : engager une reconversion radicale, sans changer d’employeur et sans faire de compromis avec son rôle de jeune maman, le tout en moins d’un an ! De là à dire qu’on l’a mise sur de bons rails…

Anaëlle, dans quel cadre avez-vous rejoint ifocop ?

J’ai intégré ifocop dans le cadre d’un CPF (Congé Personnel de Formation) dit « de transition ». C’est-à-dire qu’avec l’accord de ma hiérarchie et du responsable des ressources humaines, je me suis absentée de mon poste pendant les mois correspondant à la durée de la formation que j’avais pu leur présenter, justifiant de mon droit à évoluer professionnellement, à monter en compétences. J’avais engagé cette démarche car consécutivement à de nombreuses réorganisations internes, mon poste de Chef de service ne ressemblait plus à celui pour lequel j’avais signé dix ans auparavant. Je m’y retrouvais de moins en moins. En parallèle, il m’arrivait régulièrement de travailler la nuit, les week-ends, certains jours fériés… Ce qui avait pu représenter un avantage financier pour moi les premières années, devenait une contrainte bien trop importante dans le cadre de l’arrivée de mon premier enfant. Bref, il était temps pour moi de changer.

Vous auriez simplement pu postuler ailleurs.

Effectivement. Mais l’arrivée de mon premier enfant a déclenché comme une sorte de prise de conscience. C’était le moment ou jamais de redonner du sens à mon emploi, de m’assurer qu’à la SCNF ou ailleurs, je pourrais enfin faire quelque chose qui me plaise vraiment. Il s’avère que j’ai toujours été plutôt douée en mathématiques et attirée par les chiffres, la comptabilité. Pour l’anecdote, quand j’étais adolescente, j’ai rapidement exprimé mon attirance pour le métier de comptable lors d’un rendez-vous avec la conseillère d’orientation du collège… Qui m’avait vivement déconseillé de m’engager dans « une voie de garage » au prétexte que toutes les portes étaient fermées, que le secteur était saturé… Contrainte et moyennement convaincue, j’avais donc intégré un BEP « Vente et action marchande » puis un BAC PRO en logistique générale. Avant d’obtenir ma certification BAC+2 en comptabilité avec ifocop, c’est le seul diplôme dont je disposais. Alors oui, pour répondre à votre question, j’aurais pu choisir de postuler ailleurs, mais j’ai préféré procéder par étape. Ce qui signifiait ENFIN me former au métier que je souhaitais exercer PUIS trouver l’employeur qui m’offrirait cette chance.

Pourquoi ifocop plutôt qu’un autre organisme ?

Pour l’excellente réputation d’ifocop auprès des entreprises, pour la qualité des enseignements et des formateurs, pour la durée de la formation, ni trop courte, ni trop longue (8 mois pour obtenir un équivalent BAC+2) et aussi pour une question très pratique : le centre de Melun est à deux pas de chez moi !

Je peux témoigner que tout est fait pour que les apprenants réussissent leur pari, étape par étape »

Comment avez-vous financé votre « pause formation » ?

Intégralement avec les crédits présents sur mon compte CPF. Puis, pendant le temps de ma formation, comme le prévoit le CPF de transition, mon employeur a continué de me verser mon salaire, même si ce dernier a été amputé d’une somme puisque ma rémunération comprenait des heures supplémentaires, des bonus pour horaires de nuit, etc.

Un mot sur la formation ?

Je suis très satisfaite de la qualité de cette formation. Bien que motivée, j’étais totalement novice en comptabilité. Je peux témoigner que tout est fait pour que les apprenants réussissent leur pari, étape par étape. Les formateurs sont des professionnels en activité. Leur enseignement est non-académique, dans le sens où on nous enseigne autant les bases que la réalité du travail, en entreprise comme en cabinet comptable d’ailleurs. Il faut, par contre, y mettre du sien si on veut y arriver : être attentif en classe, rattraper les cours si l’on a dû manquer, faire des exercices le soir et le week-end pour bien valider les acquis de la semaine… Ha oui, aussi ! Ne surtout pas hésiter à demander voire redemander si l’on ne comprend pas un point évoqué en classe. Ça va tellement vite que si l’on tarde à exprimer une difficulté, un fossé peut vite se creuser avec le reste de la classe.

Où s’est déroulé votre stage ?

Dans un cabinet comptable de la région parisienne. Là, on m’a mise directement dans le grand bain avec un objectif, un seul : saisir en 4 mois, l’équivalent de 6 mois de factures en retard. Un sacré challenge, mais ce fut extrêmement formateur, surtout qu’on m’a fait comprendre qu’il me faudrait être la plus autonome possible.

N’avez-vous pas commis d’erreurs, rencontré des freins ?

Si, mais on me les expliquait avec bienveillance, on m’indiquait les corrections à apporter, les points sur lesquels être vigilante pour que je m’améliore. Cela a contribué à me rendre plus performante, plus efficace aussi. A l’issue des 4 mois, je me suis même vue proposer une offre d’emploi en CDI.

Aujourd’hui, je suis très épanouie dans mon nouveau poste »

Mais vous avez choisi de demeurer à la SNCF.

Oui, car je nourrissais l’espoir d’intégrer les bureaux en tant que comptable. J’avais clairement indiqué mes intentions. Et je ne me privais pas de regarder les offres ailleurs. J’ai juste pris le temps de réfléchir. Et au bout de 8 mois, un poste de comptable s’est libéré. Bien évidemment, je n’ai pas hésité très longtemps. Aujourd’hui, je suis très épanouie dans mon nouveau poste.

Quel message souhaitez-vous adresser à celles et ceux qui nous liront ?

Ne vous laissez influencer par personne quand il s’agit de prendre une décision aussi importante que le métier que vous exercerez chaque jour de l’année. Pour autant, confrontez-vous à la réalité pour ne pas gaspiller votre temps ou découvrir trop tard que vous aviez idéalisé le job… Moi, je n’ai pas hésité à faire des journées découvertes, par exemple. C’est d’ailleurs ce que j’ai expliqué aux équipes pédagogiques d’ifocop au moment de postuler. Ils auront su, je pense, apprécier ma détermination. De toute façon, si on ne se donne pas à fond, comment peut-on y arriver ? Je pose la question très sincèrement.

Peut-on dire, pour conclure, que la reconversion est allée bon train ?

Je n’aurais pas osé le jeu de mots, mais oui. – Rires – J’espère en tout cas que mon témoignage saura donner confiance à d’autres.

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