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Comment, à 58 ans, Benoît donne un nouveau souffle à sa carrière

Publié le 29 août 2025

Des bureaux de Paris aux usines de Cracovie ; des hôpitaux, laboratoires et cliniques de France en passant par les salles de classe de l’Éducation nationale, par France Travail ou encore par les locaux de la TPE francilienne qui vient de l’embaucher, le moins que l’on puisse dire, c’est que la trajectoire professionnelle de Benoît n’est pas rectiligne. Et elle est en cela particulièrement inspirante qu’elle illustre parfaitement qu’il n’est jamais trop tard pour se réinventer professionnellement. Et encore moins pour être audacieux. Son parcours, ses doutes, ce qu’il a retenu de sa formation chez ifocop : il dit tout, livrant au passage quelques conseils aux aspirants candidats « seniors », dont on dit chez nous « qu’ils valent de l’or ».

C-D-I !

 

Embauché directement à la sortie de sa période d’immersion professionnelle en entreprise, sans période d’essai, et avec une rémunération à la hauteur de ses prétentions salariales. Benoît C., 58 ans, résidant dans le Val-de-Marne, mesure le chemin parcouru depuis son passage contraint, par la case France Travail, après une expérience au sein de l’Éducation nationale qui ne s’est pas concrétisée. Son contrat tout juste signé, il n’en demeure pas moins conscient du travail qui reste à accomplir pour se faire une place au sein de sa nouvelle entreprise et relever les nombreux défis commerciaux inhérents à sa fonction de Chargé de développement commercial.

 

Un parcours riche, des expériences multiples

 

Son profil, particulièrement atypique, est celui d’un ingénieur en technologies alimentaires avec une spécialisation en microbiologie (niveau BAC+5), diplômé en 1991, mais rapidement converti au métier de commercial, à la faveur de différentes opportunités professionnelles.

Dans les grandes lignes : quelques années en tant qu’ingénieur de projets dans des entreprises du secteur alimentaire, une formation « vente industrielle » d’un an vécue au rythme de l’alternance avec l’appui de la CCI de Strasbourg… puis un déménagement à Cracovie (Pologne) au cours de l’an 2000.

Sur place, une prise de mission en tant que Responsable de l’antenne de Cracovie pour le compte de « Entreprise Rhône-Alpes International » (une structure aujourd’hui fermée, mais qui a, plusieurs décennies durant, œuvré à créer des passerelles professionnelles entre Rhône-Alpes et plusieurs pays stratégiques, dont la Pologne : recherches de partenaires commerciaux, de distributeurs, recrutements de talents locaux dans le commerce…).

Puis, en 2010, une mission de sept ans en tant que Responsable de développement de produits pour une société polonaise spécialisée dans les systèmes et solutions de chauffage pour les particuliers… Un retour en France en 2017, avec une réorientation, cette fois, vers le monde de la santé grâce à un nouveau rôle en tant que formateur sur un logiciel (diététique) auprès de structures comme des hôpitaux, des cliniques ou encore des maisons de retraite…

Et un revirement à 360 degrés en conclusion, puis qu’il tente (et réussit du premier coup) le concours de Professeur des écoles… Le voilà enseignant ! Mais pour un an seulement. En effet, il stoppera cette carrière naissante qui ne lui correspond pas suffisamment, atterrissant à contre cœur devant son conseiller de France Travail. La fin de son histoire ? Non, le début d’un nouveau chapitre.

 

Au temps des doutes

 

« À 57 ans, se retrouver au chômage, quand on a un BAC+5, toujours le goût d’apprendre, et qu’on a travaillé toute sa vie, c’est dur. On est forcément obligé d’accuser le coup à un moment donné. Surtout lorsqu’on vous explique que le marché pour les +50 ans n’est pas des plus accueillant. Sans regret néanmoins : « Je n’allais tout de même pas m’engager dans une carrière qui ne me correspondait pas », se défend-il.

Grand bien lui aura pris car c’est justement son conseiller France Travail d’alors qui l’informe, lors du premier entretien, au sujet du dispositif « Atout Senior », l’orientant spontanément vers ifocop. Benoît découvre alors la formule « intensive » (8 mois, dont 4 mois en milieu professionnel), en apprécie la dimension immersive, choisit la certification Chargé(e) de développement commercial et rejoint les autres apprenants. Sa rentrée a lieu en novembre 2024.

 

L’entrée en formation Chargé(e) de développement commercial

 

Déjà « masterisé » en tant qu’ingénieur, riche de vingt années d’expérience dans le commerce… Qu’allait-il bien pouvoir apprendre ? Benoît nous répondra du tac au tac à cette question. « Les connaissances et les compétences, c’est comme les logiciels, ça réclame une mise à jour de temps à autres », dit-il. Techniques de commercialisation digitale, notamment sur les réseaux sociaux, utilisation experte de l’Intelligence artificielle (IA), familiarisation avec les nouveaux outils… Et même les techniques de CV et de séduction professionnelle. « Le bon vieux CV des années 2000 ne suffit plus, il est même complètement obsolète. Même chose pour la lettre de motivation. Ils sont tous les deux certes encore utiles, mais on ne valorise plus les mêmes choses, on attire l’attention sur d’autres atouts, on mise sur la complémentarité avec le web… », explique Benoît, visiblement séduit par les ateliers ifocop dédiés aux rapports avec les entreprises.

 

Les connaissances et les compétences, c’est comme les logiciels, ça réclame une mise à jour de temps à autres »

 

Immersion professionnelle et conseils aux futurs apprenants

 

« Si je peux donner un conseil aux futurs apprenants, le voici : démarrez votre recherche d’entreprise dès les premiers jours de votre entrée en formation. Il y a des offres, mais beaucoup de candidats, la concurrence est rude. Et puis, anticiper, augmentera mécaniquement vos chances de recevoir des propositions d’entretien. Le pire scénario, c’est de n’avoir aucune réponse ou de choisir par défaut une entreprise qui ne vous correspond pas », explique Benoit. Lui, a choisi d’être stratégique et de ne postuler à aucune offre de stage. Vous avez bien lu !  Benoît a effectivement directement choisi de contacter les entreprises ayant publié une offre d’emploi, expliquant les avantages financiers relatifs à l’accueil d’un stagiaire.

 

Si je peux donner un conseil aux futurs apprenants, le voici : démarrez votre recherche d’entreprise dès les premiers jours de votre entrée en formation. Il y a des offres, mais beaucoup de candidats, la concurrence est rude »

 

Une approche audacieuse et payante qui aura séduit Immerscio.bio, une T.P.E spécialisée dans la formation digitale au service l’industrie biopharmaceutique et ses partenaires. Dans l’esprit du dispositif Atout Senior, Benoît a développé une approche pragmatique : « J’ai mis à profit ma triple expérience d’ingénieur, de commercial et de formateur. Mon parcours, atypique pour certains, est devenu ma force. L’âge, on n’en a même pas parlé ! », résume-t-il.

 

Sa conclusion

 

« Il faut vraiment s’accrocher, aller jusqu’au bout, se donner des objectifs très clairs dès le début. Il faut y croire, continuer, chercher sans se décourager, se montrer stratège s’il le faut et surtout : postuler en confiance. À 58 ans, on a appris à bien se connaître, ça change beaucoup de choses dans la posture. On est plus authentique quand on fait acte de candidature », résume Benoît.

On lui souhaite bien sûr une bonne continuation dans la suite de son parcours !

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